Ecole Notre-Dame de Bonne-Espérance

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  • Gaston Debleser, doyen de l’École Primaire d'Application (E.P.A.) annexée à l’École Normale de Braine-le-Comte... égrène ses souvenirs !


    Le 3 septembre 1956
    , j'ai posé le pied pour la troisième fois dans mon existence sur l'estrade d'une classe de l’École Normale de Braine-le-Comte mais cette fois avec armes et bagages méthodologiques pour une carrière d'instituteur qui enseignerait cette fois jusqu'à sa retraite en 1984. Je n'étais pas solitaire lors de cette opération. Mon collègue Cyrille BIL, titulaire de 5ème année primaire m'accompagnait lors de ce déménagement qui fut accéléré à cause de la nette progression des élèves de l'Institut Saint-Gabriel avec lequel nous partagions tant bien que mal les locaux de la rue Britannique, lesquels devinrent de plus en plus rares au fil des années. Le projet de retour de l’École Normale était en l'air depuis un certain temps.

    Titulaire de la classe de 3ème année, on m'attribua ce qui était à l'époque le réfectoire des régents, situé à l'extrémité du couloir du rez-de-chaussée face au "chauffoir" des professeurs. Cyrille hérita du local situé au second étage au-dessus de mon local.
    Nous menions à nous eux une tâche baignant dans la douceur de vivre et non plus dans le bruit incessant et tonitruant des machines de toutes sortes de l’École Technique Saint-Gabriel.
    Les enfants qui nous étaient confiés apprécièrent à sa juste mesure cette période bénie.
    Elle fut de courte durée. Le 14 juin de l'année suivante eut lieu le transfert de l'ensemble de l’École d'Application: les classes de 6ème année de Frans TALLOEN, le directeur de l'époque, la 4ème année dirigée par Raoul NOTTEGHEM, la 2ème année de Rémy VAN MALDER et celle de 1ère année de Xavier RISSELIN. Il m'est impossible d'indiquer dans quels locaux ces classes furent accueillies à l’École Normale: la mémoire fait défaut.

    Jusqu'alors, l'Institut Sainte-Marie, qui était notre première dénomination, était devenue "Ecole Primaire d'Application". C'est le 1er septembre 1959 que son statut fut modifié et que son titre devint "Ecole Primaire d'Application annexée à l'Ecole Normale de Braine-le-Comte".
    (Voir la partie HISTORIQUE de notre site)

    En remontant le temps, j'en arrive à ma seconde entrée à l’École Normale de Braine-le-Comte. Nous étions alors en pleine guerre et le 15 septembre 1943, mes parents m'envoyèrent, sans discussion possible, en 1ère année Moyenne à la rue des Postes. Une grosse école pour devenir instituteur: cela ne m'enchantait guère et même pas du tout mais à l'époque les caprices n'étaient pas retenus par les parents et on leur obéissait. Il a fallu atteindre la fin de la 1ère Normale avec les premiers cours de cette nouveauté que j'appréhendais, "la pédagogie", pour que tout doucement je prenne goût à cette future fonction d'enseignant. Et en juin1949, je reçus mon diplôme et prononçais, à la salle des fêtes, le discours de fin de promotion devant mes parents épanouis de bonheur. J'étais heureux du choix qu'ils avaient fait pour moi.

    Mais cerise sur le gâteau, il me reste à vous conter l'épisode de ma première entrée à l’École Normale. Les troupes allemandes nous ont envahis en mai 1940 et ce fut la débâcle. Nous nous mîmes en route, mes parents, ma sœur et moi vers la France poussés par cette folie collective de fuir devant l'ennemi. Les tribulations nous conduisirent vers Saint-Omer, en France dont nous revînmes quelques mois plus tard.
    Peu à peu mais péniblement, il y eut un semblant de réorganisation. Il fallut retourner à l'école abandonnée pendant tous ces mois. Mais voilà, lus question de retourner dans mon école rue Britannique car elle était occupée... par des unités allemandes.
    Et je me retrouvais dans cette grande École Normale qui nous accueillit tant bien que mal car nous n'étions pas les seuls locataires: on hébergeait l’École Technique Saint-Gabriel, l’École Moyenne de l’État (mais oui!) et même les Filles de l’École des Dames de Marie d'Anvers et ce n'était pas pour nous initier au néerlandais car la mixité n'existait pas à l'époque.
    Je me souviens avoir terminé ma sixième année primaire dans la classe qu'on appelait alors classe de biologie dans la suite des "cages" à piano.

    Je quittais tous mes instituteurs de l'époque: Messieurs Risselin, Van Malder, Notteghem, Byl, Talloen et surtout mon dernier directeur, Monsieur Robert Dussoulier qui atteignait l'âge de la retraite. Mais, ce dernier mis à part, j'allais les retrouver tous en 1954 et cette fois non plus en tant qu'élève mais comme nouveaux collègues. La vie a des retours parfois inattendus.

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